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M.E.S – Les raisons de l’abstention 23 février, 2012

Posté par issindou dans : Points de vue , trackback

L’Europe est (enfin) revenue en débat dans l’hémicycle à l’occasion de l’examen du projet de loi de  ratification du traité sur le « Mécanisme Européen de Stabilité » qui s’est tenu le 21 février 2012. Lors du vote de ce texte, les députés du groupe socialiste radical et citoyen ont choisi l’abstention. Cette prise de position est mûrement réfléchie. Elle reflète tout à la fois notre attachement à la construction d’une Europe fraternelle et unie et notre refus simultané de l’austérité pour les peuples et de la timidité face aux marchés financiers.

Le MES est un outil indispensable pour faire face à la crise que nous traversons. Il institutionnalise la solidarité face à la spéculation sur les dettes souveraines en garantissant une aide financière aux Etats de la zone Euro qui se trouveraient exposés à « de graves problèmes de financement ».

Le MES est toutefois un mécanisme tardif (il intervient après 16 « sommets de la dernière chance ») et hélas insuffisant. Faute d’intervention directe de la BCE, ses capacités d’action (500 Mds €) pourraient en effet s’avérer trop limitées en cas d’aggravation de la situation.

Le dispositif tel qu’il est conçu pose également la question de la souveraineté de l’Europe : l’appel à des fonds étrangers – chinois ou autres – risque d’affaiblir l’UE quand, par exemple, elle exigera un meilleur respect des normes sociales et environnementales dans ses échanges commerciaux.

Enfin, notre critique centrale a porté sur le lien existant entre le MES et le Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance dans l’Union Economique et Monétaire (TSCG) dont nous demandons la renégociation afin de réorienter l’Europe vers une politique de croissance.

Le TSCG, exclusivement centré sur la rigueur budgétaire conduirait, s’il était signé et ratifié en l’état, à l’aggravation de l’austérité pour les européens. Faire du MES l’antichambre du TSCG reviendrait à faire du renforcement de l’austérité la condition de la solidarité. La situation aujourd’hui endurée par le peuple grec, et dans une moindre mesure par les peuples espagnol, portugais, italien ou irlandais, rend cette perspective inacceptable.

Pour de plus amples précisions sur la position des députés socialistes lors de l’examen du projet de loi de ratification, je vous invite à consulter le compte-rendu que vous trouverez sur la page suivante : www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2011-2012/20120133.asp#P580_103288

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